1ère Partie de l'interview de Nikola Karabatic« Le titre olympique était véritablement l’objectif prioritaire »
La formation, les souvenirs, les déceptions
C’est en suivant ton père que tu es venu au handball, est ce qu’immédiatement tu rêvais ou tu avais l’ambition de mener une telle carrière ?
Pas tout de suite non. En fait, je jouais au tennis, au squash et j’ai eu, si mes souvenirs sont bons, ma première licence de joueur de handball vers les 6/7 ans. Puis, « la révélation » est venue 2/3 années après, lorsque je me suis aperçu que j’étais le meilleur de mon équipe alors que j’étais toujours surclassé ! Je voyais les matchs de mon père (ancien gardien de handball), ceux de l’équipe de France à la télé et je me suis dis : « Moi aussi j’y serais ! ». Depuis cette époque, mes objectifs étaient de rejoindre la sélection et de gagner tous les titres.
Des joueurs t-ont-ils servi d’exemple durant ta jeunesse ?
Le premier modèle fut mon père, je voulais lui ressembler. Ensuite j’adorais certains joueurs de l’époque des Barjots comme Frédéric Volle et Denis Lathoud. Il y avait aussi le suédois, Stephen Lövgren avec qui j’ai eu la chance de jouer à Kiel. C’est quelqu’un que j’admirais et que j’admire toujours.
Il y a d’autres sports qui t’intéressent ? Tu parlais du tennis et du Squash tout à l’heure…
Oui ce sont des sports que j’ai pratiqué, mais sans m’inscrire dans un club. J’ai découvert le rugby également, un sport qui n’était pas dans ma culture, mais que je suis beaucoup aujourd’hui. Le rugby, le tennis et le handball sont véritablement des sports dont je ne rate rien à la télévision. Ensuite, le football évidement, je regarde les résumés et « l’Equipe du Dimanche » notamment. Mais je m’intéresse surtout aux grandes compétions comme la Ligue des Champions et la Coupe du monde.
Plus mauvais souvenir ? Les Jeux d’Athènes
Il y a un match dans l’histoire du Championnat du Monde ou des Jeux Olympiques qui t’as marqué en tant que spectateur ?
Il y a le titre mondial des Barjots en 1995, mais je pense que j’étais encore trop jeune. En revanche l’année suivante lors des Jeux d’Atlanta, la finale entre la Suède et la Croatie m’a véritablement marqué. Quand tu vois ce match, tu ne veux plus qu’une chose : gagner l’or Olympique.
Justement quel est pour toi le plus beau titre de ta carrière ?
Sans hésitation, la victoire aux Jeux de Pékin. Pour un sportif, c’est ce qu’il y a de plus beau, c’est le titre absolu, la plus belle des victoires. Pour moi, le titre olympique était véritablement l’objectif prioritaire, la finale qu’il fallait gagner.
Et ta plus grosse déception ?
Les Jeux d’Athènes ! On est éliminé en quart de finale alors que l’on avait une équipe énorme. En plus, c’est mes premiers jeux et c’est vraiment un échec. On fait une super poule de qualif, on joue bien, tout est place et on se plante en quart. (encore énervé) Au final, tu perds un seul match de toute la compétition et tu finis cinquième.