A la suite du nouvel exploit des experts et dans une volonté de s’intéresser davantage au sport féminin, coupedumonde.com est allé retrouver Valérie Nicolas. Meilleure gardienne de but lors des Championnats du Monde 2003 et 2007, Val travaille, joue et étudie à Nice.
Après les JO de Pékin, vous avez décidé d’arrêter l’Equipe de France, pourquoi ?
A 33 ans je pense qu’il était temps de penser à moi et à ma vie professionnelle. J’ai tout de même jouée pendant plus de 15 ans au plus haut niveau dont 5 années au Danemark. J’ai plus de 240 sélections en Equipe de France et beaucoup de titres, mais je ne me voyais pas repartir sur une nouvelle Olympiade.
Que faites-vous aujourd’hui ?
Après les Jeux de Pékin, je voulais absolument rentrer en France et l’offre de Nice me convenait parfaitement. Depuis fin 2008, je joue pour l’ASPTT Nice et je travaille à la Mairie de cette ville. J’ai pour mission de développer le sport à Nice, où l’on veut retrouver une forte identité sportive. Je me suis donc occupée du dossier de la candidature niçoise pour les JO 2018 jusqu’en avril 2009. Puis j’ai travaillé et je travaille sur tous les autres événements qui arrivent ou qui sont déjà passés, comme les Louis Vuitton Trophy, le Tournoi Atp de Nice, l’accueil des équipes de France de Volley et de Hand … Enfin parallèlement je me suis inscrite en Master 2 de Management du Sport. Je travaille, je joue au hand et j’étudie tout va bien pour moi.
Où en est votre club ?
Avec les filles, nous avons réalisé une première saison parfaite en terminant invaincues ce qui nous a permis d’accéder en Nationale 1. Cette année c’est un peu plus compliqué et même si mathématiquement rien n’est joué, je pense que cela va être très difficile de monter de division. Mais c’est une nouvelle aventure, je m’éclate et je ne regrette rien.
La médaille d’argent des filles lors du dernier Championnat du Monde, ne vous a pas donné de fourmis dans les …mains ?
La veille de leur finale je n’ai même pas eu pendant 1/10ème de seconde, des regrets. Je suis très bien à ma place tant mentalement que physiquement. Je pense que mon corps avait besoin de passer à autre chose.
Vous avez pensé quoi de leur parcours ?
C’est très bien ce qu’elles ont fait, mais j’aurai été déçue qu’elles n’aient pas de médaille. C’était un Championnat assez faible, car il manquait beaucoup de grandes joueuses dans chaque équipe. On a une équipe très forte individuellement, elles ont mal débuté mais elles se sont reprises et ont su tirer leur épingle du jeu.
Les Experts viennent de réaliser un triplé historique, vous pensez que leur règne peut se prolonger ?
Les français sont en avance sur toutes les autres équipes. On le voit les autres nations étudient leur jeu, leurs stratégies, ce qui rend les matchs plus compliqués, mais au final les bleus gagnent toujours. L’effectif est tellement important, d’une grande qualité tant chez les titulaires que les remplaçants, qu’ils ont de la marge. Ils auront pendant encore de nombreuses années un temps d’avance sur leurs adversaires.
Quel a été le meilleur moment de votre carrière en Equipe de France ?
Mon meilleur souvenir c’est en 99 lorsque l’on perd la finale des Championnats du Monde. Certes c’est une défaite, mais quel chemin accompli ! Cette performance nous qualifie pour les JO et rappelons qu’avant cela l’équipe féminine n’avait jamais eu de résultat. De plus, là nous sommes au pays du Handball, la Norvège, on découvre tout, on ne réalise pas ce que l’on est en train d’accomplir. Alors oui nous avons été championnes du monde en 2003, mais 4 ans avant c’était notre première véritable compétition internationale !
Un Championnat du Monde c’est plus fort que les JO ?
Le Championnat du monde dépend de l’endroit où il est réalisé. Par contre les JO c’est magique, c’est plus fort que tout! Tous les sportifs de la délégation sont mélangés, on partage, on communique, il y a une vraie solidarité entre les athlètes. C’est pour toutes ces raisons que l’un de mes plus grands regrets c’est les JO d’Athènes. Je me pète les croisés en quarts de finale, et les filles perdent d’un but en demi-finale. Alors que c’est là qu’on aurait du avoir la médaille.
Extraits de Palmarès de Valérie Nicolas
EQUIPE DE FRANCE
Première sélection en France A : juin 1995 au Canada
Jeux Olympiques
5ème aux JO de Pékin en 2008
4ème aux JO d’Athènes en 2004
6ème aux JO de Sydney en 2000
Championnats du monde
5ème en 2007
12ème en 2005
Championne du monde en 2003 en Croatie
5ème en 2001
Vice-championne du monde en 1999 en Norvège
10ème en 1997
Distinctions personnelles
Elu meilleure joueuse et meilleure gardienne au mondial 2003
Elu meilleure gardienne au mondial 2007
Championnats d’Europe
Médaille de bronze en 2006
Médaille de bronze en 2002
5ème en 2000
Jeux Méditerranéens
Médaille d’or en 2001 en Tunisie
Médaille d’or en 1997 en Italie
/// CLUBS ///
/ ASPTT Nice : le dernier défi /
/ Saison 2008-2009 :
Montée en Nationale 1
Championne de France Nationale 2
/ Ikast : la transition /
/ Saison 2007-2008 :
Vice-championne du Danemark
/ Viborg : pro à 100% /
/ Saison 2006-2007 :
Vainqueur de la coupe du Danemark
Vainqueur de la super coupe d’Europe
/ Saison 2005-2006 :
Vainqueur de la ligue des Champions
Championne du Danemark
Finaliste de la coupe du Danemark
/ Saison 2003-2004 :
Vainqueur de la coupe d’Europe EHF
Championne du Danemark
Vainqueur de la coupe du Danemark
/ E.S. Besançon :
/ Saison 2002-2003 :
Championne d’Europe de la Coupe des Vainqueurs de Coupes
Championne de France
Vainqueur de la coupe de France
Vainqueur de la coupe de la ligue
/ Saison 2001-2002 :
Vainqueur de la coupe de France
Vice-championne de France
/ Saison 2000-2001 :
Championne de France
Vainqueur de la coupe de France
½ finaliste de la coupe des Coupes
/ Saison 1999-2000 :
Vice-championne de France
/ Saison 1998-1999 :
Vice-championne de France
¼ de finaliste de la ligue des champions
/ Saison 1997-1998 :
Championne de France