La France se qualifie pour la finale de l'Euro en éliminant l'Islande 38-26Après une séquence d’observation où les deux gardiens Omeyer et Gustavssson se chargeaient de garder leur cage inviolé, les deux attaques passaient la vitesse supérieure en se répondant coup sur coup, jusqu’à atteindre le score de 3-3. La défense française reprenait le dessus en première avec deux interceptions qui permettaient aux experts de prendre l’avantage au tableau d’affichage. Cette défense agressive avait aussi ces mauvais côtés. En 10 minutes de jeu, les français subissaient déjà les expulsions pour 2 minutes de Sorhaindo et Karabatic, ce qui donnait l’occasion aux Islandais de recoller au score 6-6.
Mais n’oublions depuis la Slovénie, les Experts sont de retours. 2 interceptions de Dinart et une parade d’Omeyer permettaient aux bleus d’inscrire trois buts consécutif et notamment une magnifique roucoulette d’Abalo. Mais comme nous l’annonce Valérie Nicolas dans une interview en ligne jeudi : « Les Islandais ne lâchent jamais rien, ils vont se battent jusqu’au bout. Le match sera vraiment très serré ». Les adversaires de l’Equipe de France recollaient au score suite à la maladresse offensive des bleus. A 3 minutes de la mi-temps, égalité parfaite (13-13), mais le temps mort du coach islandais allait permettre à Onesta de recadrer ces troupes. Une nouvelle disposition offensive et défensive étaient mises en place et Karabatic enchaînait deux buts magnifiques. A la fin de la première période, le tableau d’affichage affichait 16-14 pour les bleus.
Le début de seconde période était parfait ! Toujours aussi solide en défense, Guigou, Kara et Sorhaindo mettaient le feu chez les Islandais. Au bout de 7 minutes l’écart grimpait à +6 pour la France. Une demi-finale où Nikola Karabatic retrouvait toute son adresse avec un 100% sur ces tirs en 40 minutes de jeu. Le duo Guigou/Karabatic fonctionnait à merveille, se partageant buts et passes décisives.
La France ne perdait pas le fil malgré le contexte. Après une ambiance assez hostile lors des premiers matchs, les supporters de la Hongrie, la République Tchèque ou encore de la Pologne étant venus en nombre, le dj local tentait de perturber nos joueurs avec diffusant des chansons de Christophe ou d’Edith Piaf. Un choix qui ne parvenait tout de même pas à endormir les bleus.
Le rythme des français ne baissait pas, les frappes de Karabatic et de Narcisse perforaient les filets islandais tandis que Dinart et Omeyer confisquaient les ballons. A 9 minutes de la fin, l’écart était toujours de 7 buts (31-24), mais le temps faible habituel des français n’était pas encore arrivé et n’arriverai pas.
Emmené par un Karabatic époustouflant (on se répète mais il le mérite), les Experts méritaient amplement leur surnom en assommant les Islandais. A 3 minutes de la Finale, l’avance était de + 8, les bleus pouvaient contrôler sans risques. Onesta faisait alors participer tout son banc à la fête. Detrez et Barachet entraient sur le terrain.
En s’imposant sans discussion possible 38-26, la France se qualifie pour la finale du Championnat d’Europe. Le Grand Chelem (Championnat du Monde, JO et Euro) n’est plus très loin. RDV en début de soirée pour connaître l’identité de l’adversaire des bleus, la Croatie ou la Pologne.